Viktor Orban promet de « balayer » la « machine oppressive de Bruxelles » s’il remporte les élections législatives d’avril

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Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, lors de son discours annuel sur l’état de la nation, à Budapest, samedi 14 février 2026.

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, s’est engagé, samedi 14 février, à poursuivre son offensive contre les « pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés », misant sur une victoire aux élections législatives d’avril. Le dirigeant nationaliste fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par le parti d’opposition TISZA dans les sondages avant le scrutin du 12 avril.

« La machine oppressive de Bruxelles fonctionne encore en Hongrie – nous la balaierons après [les élections] », a affirmé le dirigeant nationaliste dans son discours annuel sur l’état de la nation. « Nous avons travaillé dur et nous avançons bien, mais ce travail n’est pas encore terminé. C’est pourquoi nous devons, et pourquoi nous allons, remporter l’élection », a-t-il lancé.

Viktor Orban a déclaré que le président américain Donald Trump, qui l’a adoubé, « s’est rebellé contre le réseau mondial des libéraux – hommes d’affaires, médias et politique – améliorant ainsi aussi nos chances ». « Nous aussi, nous pouvons (…) chasser de Hongrie l’influence étrangère qui limite notre souveraineté, ainsi que ses agents », a-t-il poursuivi.

Viktor Orban, âgé de 62 ans, a présenté son principal adversaire, Peter Magyar, le dirigeant de TISZA, comme « la marionnette de Bruxelles », soutenue par les multinationales. Il a affirmé qu’en cas de victoire de l’opposition, « les poches des familles hongroises [seraient] vidées ».

Peter Magyar, 44 ans, a promis de s’attaquer à la corruption, accusant l’actuel premier ministre hongrois et ses alliés de s’enrichir.

Dans sa volonté de construire ce qu’il a appelé un « Etat illibéral », M. Orban est accusé d’avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d’avoir restreint les droits des minorités.

Le Monde avec AFP



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