un membre des forces de l’ordre tué dans l’ouest, selon la télévision d’Etat

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Des manifestants protestent contre la vie chère à Téhéran, en Iran, le 29 décembre 2025.

Un membre des forces de l’ordre a été tué dans l’ouest de l’Iran dans la nuit du mercredi 31 décembre au jeudi 1er janvier, a annoncé la télévision d’Etat, après quatre jours de rassemblements contre la vie chère dans plusieurs villes du pays.

« Un membre du Bassidj de la ville de Kouhdasht, âgé de 21 ans, a été tué cette nuit par des émeutiers alors qu’il défendait l’ordre public », a déclaré la télévision, citant le vice-gouverneur de la province du Lorestan (ouest), Saïd Pourali. Il s’agit de la première victime officiellement recensée depuis le début de ces rassemblements dimanche, initialement pacifiques à Téhéran, qui se sont étendus à d’autres villes et aux universités.

Ces manifestations sporadiques contre l’hyperinflation et le marasme économique ont débuté dimanche dans le plus grand marché pour téléphones portables de Téhéran. Mardi, des étudiants ont manifesté dans des universités de la capitale et de plusieurs villes iraniennes, selon les agences de presse Irna et Ilna. Le vice-président de l’université de Téhéran, Mohammad Reza Taghidokht, a indiqué dans les médias que quatre étudiants avaient été arrêtés mardi, puis relâchés dans la nuit.

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« Tout le monde ici se bat pour un bout de pain »

Ecoles, banques et établissements publics ont été fermés mercredi dans la quasi-totalité du pays sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie. La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation à deux chiffres fragilise déjà depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens.

Certains produits de première nécessité deviennent de fait inabordables pour une partie de la population, qui pâtit des sanctions internationales contre l’Iran depuis quatre décennies. Un nouveau gouverneur de la Banque centrale, chargé de freiner l’inflation, a pris ses fonctions mercredi après la démission de son prédécesseur.

Le mouvement de grogne contre la vie chère est à ce stade sans commune mesure avec le mouvement qui avait secoué l’Iran fin 2022, après la mort de Mahsa Amini, une jeune iranienne. Son décès en détention après son arrestation pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire avait déclenché une vague de manifestations, dans laquelle plusieurs centaines de personnes avaient trouvé la mort, dont des dizaines de membres des forces de sécurité.

Le Monde avec AFP

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