un camouflet pour la Chine, soutien du régime et principal acheteur de son pétrole

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Le président iranien, Massoud Pezeshkian, et son homologue chinois, Xi Jinping, à Pékin, le 2 septembre 2025.

Pékin affiche sa colère à la suite des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et à l’impact de celles-ci jusqu’au sommet du régime iranien. Le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, a jugé, dimanche 1er mars, « inacceptable » d’attaquer l’Iran en pleines négociations, « et encore plus d’assassiner le dirigeant d’un pays souverain pour y provoquer un changement de régime », a déclaré M. Wang. La Chine a appelé ses ressortissants à évacuer l’Iran au plus vite et le ministère des affaires étrangères chinois a annoncé, lundi, la mort d’un de ses citoyens à Téhéran.

La Chine, de loin le premier importateur de pétrole de la planète avec plus de onze millions de barils achetés à l’étranger chaque jour, est très directement exposée au tarissement soudain du trafic maritime au Moyen-Orient, qui menace son approvisionnement. En provenance de pays comme l’Arabie saoudite, l’Irak et les Emirats arabes unis, la moitié du pétrole utilisé en Chine vient ainsi du golfe Persique et passe par le détroit d’Ormuz, actuellement bloqué par Téhéran. L’Iran, qui couvre 13,4 % des importations de pétrole de la Chine par voie maritime selon le cabinet Kpler spécialisé dans les données maritimes, est également un partenaire-clé.

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