trois policiers jugés en novembre devant la cour criminelle de Paris

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Capture d’écran prise le 27 novembre 2020 d’une vidéo de l’AFP montrant des images de caméras de vidéosurveillance du producteur Michel Zecler roué de coups par des policiers à l’entrée d’un studio de musique dans le 17ᵉ arrondissement de Paris, le 21 novembre 2020.

Trois policiers seront jugés en novembre pour l’agression à Paris du producteur de musique noir Michel Zecler, six ans après des violences qui avaient choqué jusqu’à l’Elysée, a appris, mardi 10 février, l’Agence France Presse (AFP) de sources proches du dossier, confirmant une information de Paris Match.

Les trois policiers comparaîtront du 9 au 19 novembre devant la cour criminelle départementale de Paris pour violences volontaires avec incapacité totale de travail supérieure à quarante-cinq jours, par personne dépositaire de l’autorité publique, en réunion et avec arme, ainsi que pour faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP). L’éventuel caractère raciste de l’agression a été en revanche écarté par les juges d’instruction.

Le 21 novembre 2020, en début de soirée, Michel Zecler a été passé à tabac dans son studio de musique parisien, après un contrôle déclenché notamment à cause d’une supposée « forte odeur de cannabis », mais aussi d’une « absence du port du masque », au moment, à l’époque, d’un regain de l’épidémie de Covid.

L’enquête pour les « violences » et la « rébellion » dont les policiers l’accusaient fut rapidement classée, et Loopsider avait révélé cinq jours plus tard les images de vidéosurveillance contredisant la version policière, déclenchant l’indignation jusqu’au sommet de l’Etat. Placés en garde à vue, les policiers avaient reconnu des coups injustifiés.

Un quatrième policier comparaîtra lui devant le tribunal correctionnel de Paris pour violences volontaires n’ayant pas entraîné d’ITT. Il lui est reproché d’avoir jeté une grenade lacrymogène MP7, une arme dont l’usage est proscrit en intérieur, dans le studio de musique où s’étaient réfugiés M. Zecler et plusieurs jeunes.

Le Monde avec AFP



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