« Si j’étais maire, j’aurais démissionné »

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Pierre-Yves Bournazel, à Paris, le 3 juin 2025.

Le candidat d’Horizons et de Renaissance à la Mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a estimé samedi 31 janvier qu’il fallait « tirer les leçons » des défaillances et violences dans le périscolaire parisien. « Si j’étais maire de Paris, j’aurais démissionné et viré les membres de l’exécutif et d’administration qui ont failli. Ils ont failli et à un moment donné, il y a une éthique de responsabilité », a-t-il déclaré sur Franceinfo.

« Le maire de Paris devrait demander des comptes à son exécutif, à l’adjoint en charge du dossier du périscolaire, et aux administrations, aux cadres qui sont responsables et qui ont eu les remontées », a-t-il poursuivi.

De nombreuses défaillances dans le périscolaire parisien ont été dévoilées jeudi soir dans une enquête de « Cash investigation », sur France 2. On y voit des témoignages de parents dont les signalements de comportements suspects de personnels ne sont pas pris en compte, mais aussi l’absence de cadre de recrutement, ou encore des comportements inappropriés d’animateurs, dont une qui embrasse un enfant sur la bouche à l’école maternelle publique Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris.

Réactions de plusieurs candidats

A la suite de la diffusion de cette enquête, la Mairie de Paris a annoncé dans un communiqué qu’elle avait lancé « une enquête administrative, émis un signalement au parquet et suspendu avec effet immédiat deux animatrices mises en cause dans ce reportage ».

L’émission a provoqué des réactions de stupeur chez plusieurs candidats à l’Hôtel de ville. Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et tête de liste LR-MoDem, a dénoncé une « omerta » ainsi que des « dysfonctionnements systémiques » à la Ville de Paris, et réclamé une enquête globale sur l’ensemble du périscolaire parisien.

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Emmanuel Grégoire (PS), candidat de l’union de la gauche hors LFI et premier adjoint de la maire, Anne Hidalgo, entre 2018 et 2024, a dit son « choc » et sa « colère ». « Qui sont les responsables ? Pourquoi les alertes n’ont-elles jamais été suivies d’effet ? », s’est interrogée la candidate LFI, Sophia Chikirou. A l’extrême droite, Sarah Knafo (Reconquête !) a pour sa part évoqué sur CNews un « scandale », déplorant que des animateurs soient recrutés sans « aucune vérification ».

Le Monde avec AFP



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