plusieurs dizaines de morts dans le nord du pays, à la suite de « massacres » commis près de la frontière avec le Soudan

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Selon des informations transmises, lundi 2 mars, par des responsables locaux à l’Agence France-Presse, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées par de jeunes attaquants armés, dimanche, dans le nord du Soudan du Sud. Cette zone, frontalière avec le Soudan, connaît un regain de violences depuis les dernières semaines.

« Cent soixante-neuf corps ont été inhumés dans une fosse commune », a affirmé Elizabeth Achol, responsable sanitaire de la région administrative spéciale de Ruweng, où sont survenus les faits. « Ce chiffre pourrait encore augmenter si d’autres corps sont découverts », a alerté James Monyluak, qui dirige l’information de la zone, et qui a fait état du même nombre de morts.

Ce responsable avait d’abord donné un premier bilan de plus de 120 morts, parmi lesquels « environ 80 des victimes étaient des civils, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées », une quarantaine d’autres étant « des militaires ». Le massacre a débuté vers 4 h 30, et a duré « plus de trois heures », a-t-il précisé.

Combats montés en intensité

Sous couvert d’anonymat, une source diplomatique a quant à elle mentionné « au moins 70 morts », en précisant que « ce nombre pourrait dépasser 100 ». Selon elle, ce massacre a été commis par des jeunes appartenant à l’ethnie nuer, venus de l’Etat voisin d’Unité, lui aussi situé dans le nord du pays. En tirant dans un marché dans le comté d’Abiemnom, ils se seraient vengés du meurtre de certains des leurs.

Les assaillants ne sont, selon cette source, pas proches du parti d’opposition de Riek Machar, dont les milices affrontent régulièrement l’armée de Salva Kiir, président du pays depuis 2011. Les combats entre les deux camps sont fortement montés en intensité au cours des dernières semaines, en particulier dans l’Etat de Jonglei, dans le centre-est du pays, où Médecins sans frontières a annoncé, plus tôt dans la journée, avoir perdu le contact avec 26 de ses employés.

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Dimanche, l’ONU avait déploré une attaque de « jeunes armés non identifiés » dans le comté d’Abiemnom. L’organisation internationale exprimait ses inquiétudes, à la suite d’« informations faisant état de dizaines de morts parmi les civils et des responsables locaux » lors de ces affrontements, sans donner de précisions.

Le Monde avec AFP



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