Milan, une ville-monde aux airs de parc d’attractions olympique

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Milo, l’une des deux mascottes des Jeux olympiques d’hiver, au milieu de la foule sur la Piazza del Duomo, à Milan (Italie), le 5 février 2026.

La boue colle aux chaussures, mais qu’importe. Depuis le vendredi 6 février, chaque fin d’après-midi, ils sont des milliers à cheminer dans le parc Sempione de Milan. Un flux continu de promeneurs, animés par un objectif commun alors que le soleil décline : voir la flamme briller sous l’arc de la Paix. « On est venus parce qu’on ne vit pas très loin. On regarde les épreuves à la télé, mais la vasque et les stands à côté, c’est notre sortie familiale du week-end », expliquait Maria Rossi, venue en train depuis Lecco (Lombardie), à 50 km de là, dimanche, avec ses deux garçons de 7 et 9 ans. Ravie, elle a profité des quatre minutes de spectacle lumineux sur fond musical. Car à chaque tour de cadran, de 17 à 23 heures, un éclairage multicolore accentue, par un jeu de contraste, le ciselage de la sphère où brûle le feu olympique. Un moment bref, très applaudi, pour lequel il vaut mieux être prêt à jouer des coudes.

La capitale lombarde est la localité la plus cosmopolite d’Italie, un résident sur cinq étant de nationalité étrangère. Avec les Jeux olympiques (jusqu’au 22 février) puis paralympiques (du 6 au 15 mars), Milan est, encore plus que de coutume, une ville-monde. Selon le centre d’études de la Confédération milanaise du commerce (Confcommercio Milano), sur les 2 millions de visiteurs attendus pour l’événement, environ 725 000 pourraient en profiter pour visiter la région, avec un impact économique significatif.

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