
Dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier, à Nanterre, au niveau d’une sortie de l’autoroute A86, un automobiliste a percuté deux voitures arrêtées à un feu rouge. L’une d’entre elles s’est immédiatement embrasée et son chauffeur n’a pas eu le temps de s’extraire de l’habitacle. Il est décédé dans l’incendie. Le conducteur du second véhicule, a, lui, été transporté à l’hôpital, avec un pronostic vital engagé. Le chauffard, qui a pris la fuite avant d’être interpellé, est soupçonné d’avoir consommé du protoxyde d’azote, ce gaz hilarant aux effets dévastateurs, notamment sur la concentration. « Il est urgent d’en finir avec la banalisation de ces pratiques », a appelé, dans un communiqué, Philippe Nozière, président de l’association 40 millions d’automobilistes, qui dénombre, en six ans, pas loin de 450 accidents liés à la consommation de ce gaz.
Dans la nuit du 2 au 3 décembre 2025, à Alès (Gard), trois jeunes, âgés de 14 à 19 ans, sont morts noyés dans une piscine privée après que leur voiture, où plusieurs bouteilles de protoxyde d’azote ont été retrouvées, a raté un virage. Début novembre à Lille, un jeune homme de 19 ans a été mortellement percuté par un automobiliste ayant consommé ce gaz. A l’époque, la famille de la victime avait été reçue par le garde des sceaux, Gérald Darmanin, et le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui avaient alors appelé tous les deux à un encadrement plus strict de cette substance et qu’elle puisse être inscrite sur une « liste de stupéfiants ». « C’est un véritable fléau. Mais, pour l’instant, il n’y a pas de base légale pour permettre de poursuivre pénalement l’ensemble de la chaîne du protoxyde : du producteur au revendeur. Tout le monde est en train d’improviser », reconnaît le député (Renaissance) du Nord Vincent Ledoux.
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