
Les élections municipales de 2026 devaient être les premières entièrement paritaires. Mais le pari de la féminisation des mairies a de grandes chances d’être perdu.
Plus de trois quarts des listes candidates lors du scrutin des 15 et 22 mars seront, en effet, menées par un homme, selon l’analyse effectuée par le service Les Décodeurs des candidatures rendues publiques, samedi 28 février, par le ministère de l’intérieur.
Une réforme votée en 2025 impose pourtant pour la première fois une stricte parité dans l’ensemble des communes françaises (hors Polynésie). Ses défenseurs arguaient qu’elle permettrait de féminiser les conseils municipaux des petites communes (moins de 1 000 habitants), où seuls 37 % des conseillers municipaux sont actuellement des femmes, contre presque 48 % dans les communes de plus de 1 000 habitants, où la parité s’impose déjà depuis 2014.
Deux écueils pratiques
Si la loi impose désormais une stricte alternance homme femme dans toutes les listes de candidats – y compris au second tour où les listes peuvent fusionner –, deux écueils pratiques empêcheront que cela se traduise par une répartition à « 50-50 » des postes de maires et de conseillers municipaux.
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