l’extrême droite danoise empêtrée dans ses contradictions

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Morten Messerschmidt, président Parti populaire danois (Dansk Folkeparti), à Lyngby, Danemark, le 21 octobre 2025.

A longueur de messages publiés sur les réseaux sociaux, Morten Messerschmidt, chef de file du Parti populaire danois (Dansk Folkeparti), tente de se dépêtrer du bourbier dans lequel il s’est lui-même enfoncé. « Me présenter comme quelqu’un qui sert une cause autre que celle du Danemark et nourrirait de la sympathie pour les menaces qui pèsent sur notre royaume, c’est malsain. C’est de la calomnie », accuse-t-il ainsi dans un message posté sur Facebook, dimanche 18 janvier.

Mais voilà : comment ne pas s’étonner du revirement à 180 degrés de celui qui, il y a un an, publiait sur X des selfies depuis Mar-a-Lago, la propriété de Donald Trump à Palm Beach en Floride, et critique aujourd’hui le gouvernement danois, accusé de tenter de maintenir le dialogue avec les Etats-Unis à propos du Groenland ? Cette position l’a complètement isolé sur la scène politique danoise, où le consensus règne autour de la stratégie adoptée par la coalition dirigée par la sociale-démocrate Mette Frederiksen.

« Hypocrisie »

Morten Messerschmidt, qui n’en est pas à une contradiction prêt, est le seul à s’être opposé à la rencontre entre le chef de la diplomatie danoise, Lars Lokke Rasmussen, et son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, avec le vice-président américain J.D. Vance et le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, à Washington le 14 janvier. Pour lui, se mettre ainsi « dans la gueule du loup » en « s’invitant à des réunions avec une nation qui menace le Danemark » était dangereux.

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