l’ex-préparateur physique de l’équipe de France de rugby des moins de 18 ans révoqué de la fonction publique, le manager suspendu

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Minute de silence en hommage à Medhi Narjissi, lors d’un match de Top 14 entre l’Union Bordeaux-Begles et le Stade Francais, à Bordeaux, le 7 septembre 2024.

Mis en cause dans la disparition en mer d’un jeune joueur en 2024, l’ex-préparateur physique de l’équipe de France de rugby des moins de 18 ans (U18) a été révoqué de la fonction publique et l’ex-manager suspendu après une procédure disciplinaire, a appris l’Agence France-presse (AFP) de source proche du dossier, samedi 30 août.

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Medhi Narjissi, jeune joueur du Stade Toulousain, âgé de 17 ans, avait été emporté par les flots le 7 août 2024 lors d’un stage de l’équipe de France U18 en Afrique du Sud, à l’occasion d’une séance de récupération organisée sur une plage réputée dangereuse, près du cap de Bonne-Espérance. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Selon une copie de l’arrêté consulté par l’AFP, le ministère des Sports a prononcé lundi la perte du statut de fonctionnaire pour le préparateur physique Robin Ladauge. L’ancien manager, Stéphane Cambos a, de son côté, été suspendu deux ans, dont un ferme.

« Le minimum », selon le père du joueur

Ces sanctions sont considérées comme « le minimum » par Jalil Narjissi, le père du joueur, qui qualifie de « crime » le fait d’avoir laissé des adolescents se baigner sur cette plage accidentogène. « Ça ne ramènera pas notre fils Medhi, mais c’est logique que ces personnes-là, dont bien sûr M. Ladauge, soient révoquées. C’est le minimum qu’ils soient radiés de la fonction publique », a-t-il réagi auprès de l’AFP.

M. Narjissi juge « honteux » que Stéphane Cambos garde pour sa part son statut de fonctionnaire. « Il doit être radié de la fonction publique, ce Monsieur-là. Il a les mêmes responsabilités, il est décisionnaire de cette mise à l’eau », accuse-t-il.

Me Céline Lasek, avocate de Robin Ladauge, a déclaré à l’AFP que son client déposerait un recours contre la sanction disciplinaire de révocation, basée selon elle « sur un récit qui est complètement erroné » du déroulé de cette séance de récupération. Robin Ladauge est « effondré » pour la famille de Medhi, fait-elle valoir. « Il tient vraiment à dire qu’il pense à eux tout le temps. »

Dans l’enquête pénale ouverte après le drame, un juge d’instruction d’Agen a procédé, en mai et en juin, aux mises en examen de Robin Ladauge et de Stéphane Cambos pour homicide involontaire.

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