Les Etats-Unis utilisent l’arme des visas contre l’Autorité palestinienne avant l’Assemblée générale de l’ONU

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Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 26 septembre 2024.

A quelques semaines de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), les Etats-Unis prennent une mesure punitive exceptionnelle. Dans un communiqué, le département d’Etat a annoncé l’annulation ou le refus d’accorder des visas aux membres de l’Autorité palestinienne (AP) et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Soit près de 80 personnes, selon l’agence Associated Press. Seuls les diplomates relevant de la mission palestinienne à l’ONU pourront accomplir leur travail, au nom d’un statut particulier. Mahmoud Abbas lui-même pourrait être ainsi privé d’un nouveau discours devant l’Assemblée générale. « L’administration Trump a été claire, souligne le communiqué. Il est dans l’intérêt de notre sécurité nationale de tenir l’OLP et l’AP pour responsable du fait qu’ils ne respectent pas leurs engagements, et portent atteinte aux perspectives de paix », précise le communiqué.

Quels sont les reproches adressés à la direction palestinienne ? Elle devrait, selon le département d’Etat, répudier le terrorisme – « dont le massacre du 7-Octobre » – et mettre un terme à l’incitation au terrorisme dans l’éducation. « L’AP doit aussi arrêter ses efforts pour contourner les négociations par la voie de campagnes internationales relevant de la guerre judiciaire », une référence aux procédures lancées devant la Cour pénale internationale (CPI) et devant la Cour internationale de justice (CIJ). Selon le département d’Etat, ces initiatives auraient « contribué au refus du Hamas de relâcher les otages et à l’effondrement des négociations de cessez-le-feu à Gaza. »

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