
Le ministère des affaires étrangères britannique a annoncé, vendredi 27 février, le retrait de son personnel diplomatique d’Iran, alors que Téhéran fait face à des menaces répétées de frappes américaines. « En raison de la situation sécuritaire, le personnel britannique a été temporairement retiré d’Iran. Notre ambassade continue de fonctionner à distance », a rapporté sur son site le Foreign Office, qui avait déjà annoncé mi-janvier la fermeture temporaire de sa représentation diplomatique en Iran.
La Chine a elle aussi exhorté vendredi ses ressortissants à quitter l’Iran « dès que possible ». « Compte tenu de la situation sécuritaire actuelle en Iran, le ministère des affaires étrangères chinois et les ambassades et consulats chinois en Iran rappellent à leurs concitoyens qu’il faut éviter tout voyage dans ce pays pour le moment », a expliqué, dans un communiqué, le département des affaires consulaires du ministère des affaires étrangères de Pékin.
Le ministère a assuré que ses ambassades et consulats chinois en Iran et dans les pays voisins fourniront « l’assistance nécessaire » aux ressortissants chinois souhaitant quitter le pays par vols commerciaux ou par voie terrestre.
La Chine a également demandé à ses ressortissants en Israël de rester particulièrement vigilants et de renforcer leurs précautions de sécurité.
Les Etats-Unis ont, quant à eux, recommandé vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël, sur fond de menaces américaines de frappes en Iran, faisant craindre un embrasement régional.
Ces annonces interviennent au lendemain d’une troisième session de pourparlers à Genève sous médiation omanaise entre Téhéran et Washington, perçue comme une ultime tentative pour éviter une guerre, après le plus important déploiement américain au Moyen-Orient depuis des décennies.
