le repérage par les médecins généralistes progresse mais de manière encore lente, estime la HAS

| 3,029


La docteure Ghada Hatem, gynécologue, médecin-cheffe de la Maison des Femmes à Saint-Denis, le 19 mai 2020. « Connaître les antécédents des patientes, c’est comprendre leurs symptômes », fait-elle valoir.

En matière de repérage des violences faites aux femmes, les médecins généralistes, interlocuteurs privilégiés des patientes, pourraient faire mieux. A quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes, dimanche 8 mars, la Haute Autorité de santé (HAS) a rendu publics, jeudi 5, les résultats d’une consultation faisant état de progrès, toutefois encore lents.

Dans le secret de la consultation, les échanges sur le sujet ne vont pas de soi : une femme sur 20 (5 %) déclare avoir été questionnée à ce propos, contre une sur 33 (3 %) en 2022, détaille la Haute Autorité, en s’appuyant sur un sondage réalisé en ligne, entre le 27 octobre et le 4 novembre 2025, auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 femmes majeures, dont 876 avaient eu rendez-vous avec un généraliste dans les dix-huit derniers mois. Parmi elles, 17 % se souviennent avoir été interrogées sur leur relation avec leur partenaire, contre 14 % trois ans plus tôt. « Aujourd’hui, seul un quart des victimes se confient à leur médecin généraliste, essentiellement parce qu’elles lui en parlent d’elles-mêmes, faute d’avoir été questionnées », souligne-t-on encore à la HAS.

Il vous reste 83.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link