
Si la Bourse thaïlandaise a bondi de 3,4 % à l’annonce, dimanche 8 février, de la victoire aux élections législatives anticipées du premier ministre sortant, Anutin Charnvirakul, l’embellie pourrait être de courte durée, tant l’économie thaïlandaise est aujourd’hui en crise. Le conservateur a le soutien de l’establishment, en l’occurrence du palais royal et de l’armée, qui donnent le « la » de la politique thaïlandaise. Il pourrait dès lors prétendre à aller au bout de son mandat, d’une durée de quatre ans, et apporter de la stabilité à un pays qui a connu trois premiers ministres en trois ans.
Héritier d’une fortune dans le secteur de la construction, Anutin, désigné en Thaïlande par son prénom comme tous les politiciens, incarne aussi le mélange des genres entre affaires et politique qui a marqué nombre de gouvernements précédents. Les valeurs qui se sont envolées à la Bourse sont, pour l’essentiel, celles d’entreprises liées à sa famille ou à des personnalités gravitant autour de son parti.
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