

Ce 2 avril sortait de l’ordinaire. Le monde retenait son souffle en attendant que Donald Trump révèle l’ampleur de sa nouvelle politique de droits de douane. Peu avant, le président américain recevait une invitée inhabituelle dans le bureau Ovale : Laura Loomer. Cette influenceuse de 31 ans se voulant enquêtrice est une figure très familière du monde MAGA (Make America Great Again). Elle était venue avec une liste d’une douzaine de noms, ceux de hauts responsables de l’administration qu’elle jugeait déloyaux au président. Depuis, plusieurs membres du Conseil de sécurité nationale, autour de Mike Waltz, ont été renvoyés. Puis, vendredi 4 avril, on apprenait que le directeur de la National Security Agency (NSA), le général Timothy Haugh, et la directrice adjointe Wendy Noble, étaient à leur tour écartés.
Laura Loomer s’est vantée de son intervention sur le réseau X. « Toutes les taupes des démocrates et de l’Etat profond se font éradiquer, écrit-elle. J’arrête ces traîtres avant qu’ils ne puissent frapper et ils sont livides. » Le tort du général Haugh, au parcours immaculé, également chef du commandement cyber ? Celui d’avoir été nommé par l’ancien chef d’état-major des forces armées sous Joe Biden, le général Mark Milley, qui avait décrit Donald Trump comme un « fasciste dans l’âme ».
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