
La puberté est une période d’importants changements physiques orchestrés par les variations hormonales, comme l’a montré la première partie de cette enquête publiée dimanche 25 janvier. Mais cette étape charnière entre l’enfance et l’âge adulte s’accompagne aussi de modifications profondes au niveau psychique. Sous l’effet des hormones, une vaste métamorphose du cerveau s’enclenche. Elle remodèle les réseaux de neurones impliqués dans la prise de décision, la régulation des émotions… Ce processus complexe va bien au-delà de l’adolescence et se prolonge jusqu’à 25 ans, voire 30 ans.
« Les hormones lancent le processus de cette longue maturation cérébrale, qui dépend aussi de la génétique, de l’environnement et du passé de chacun », souligne le pédopsychiatre Jean-Luc Martinot, directeur de recherche émérite (Inserm, ENS Saclay). Durant cette période, les réseaux de neurones se réorganisent au gré des apprentissages et du vécu de chacun.
L’élagage synaptique
La majorité des neurones est produite avant la naissance. Leur nombre et leurs connexions évoluent tout au long de la vie, on parle de « plasticité cérébrale ». La puberté enclenche de vastes changements au niveau du cerveau.
