
La ministre de la santé et des familles, Stéphanie Rist, a saisi, mercredi 11 février, la justice après la diffusion d’une vidéo montrant un enfant de 13 ans être violemment frappé par un adolescent de 17 ans dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance à Châlons-en-Champagne.
« Au regard de la gravité des faits allégués, de la vulnérabilité particulière de la victime, ainsi que des interrogations soulevées quant aux conditions d’encadrement et de sécurité au sein de l’établissement, je vous saisis en application de l’article 40 du code de procédure pénale », écrit la ministre dans un courrier adressé mercredi à la procureure de la République et consulté par l’Agence France-Presse (AFP).
Dans une vidéo diffusée mardi soir sur X, un jeune est violemment frappé à la tête par un autre adolescent. La scène s’est déroulée « en présence d’au moins deux autres adolescents qui ont filmé la scène », selon la ministre.
Des « faits d’une particulière gravité »
Il faut que « la lumière soit faite sur ces événements et que les responsabilités éventuelles soient établies », ajoute Stéphanie Rist, dénonçant des « faits d’une particulière gravité » susceptibles « d’avoir entraîné de multiples traumatismes ».
L’article 40 du code de procédure pénale oblige « tout officier public qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit » à saisir « sans délai » la justice. Dans son courrier, la ministre précise qu’une « information préoccupante a également été établie » auprès du président du conseil départemental de la Marne, qui a compétence en matière de protection de l’enfance, « afin que toute mesure conservatoire utile puisse être prise sans délai pour garantir la sécurité des mineurs concernés ».
