

La Chine s’est réveillée sous le choc, jeudi 3 avril, à la découverte des images du président américain derrière son pupitre dans la roseraie de la Maison Blanche, tenant à la main un gros tableau de ses nouveaux droits de douane. Avec en première ligne, les 34 % de taxe supplémentaires la concernant. « Ils nous taxent, on les taxe. On les taxe moins, donc comment s’en offusquer ? », a asséné Donald Trump. L’administration américaine a aussitôt précisé à la chaîne CNBC que ces nouveaux droits de douane s’ajoutent aux 20 % déjà imposés en deux séquences en février et mars à l’entrée de produits chinois sur le sol américain. L’escalade avait alors paru somme toute mesurée, gérable.
Les choses sont cette fois très différentes. La menace d’une taxe de 60 % sur les produits chinois agitée pendant la campagne présidentielle américaine avait été prise avec le recul qu’appellent les promesses parfois extravagantes du républicain. Jeudi, la réalité s’approche de très près de ce taux. « L’étendue et le niveau des hausses de taxes dépassent les anticipations », relevait dans la foulée le média économique le plus respecté et indépendant de Chine, Caixin, spéculant que celles-ci vont « redessiner les économies américaine et mondiale, pousser l’inflation et tirer vers le bas la croissance économique ».
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