La crise immobilière en Chine ébranle la foi en l’avenir

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A Jinan, dans la province du Shandong, en Chine, le 17 septembre 2025.

Le métier d’agent immobilier a connu des jours meilleurs. C’est ce que l’on comprend à écouter Hou Fashuai, au bureau d’accueil de son agence du quartier d’Elite City, dans le sud de Jinan, une ville dans le nord-est de la Chine. Chemise blanche, pantalon noir, cravate jaune à rayures foncées, il arbore le dynamisme qui va avec la profession, toujours prêt à partir en visite si le client potentiel se présente. Il confie malgré tout que beaucoup de ses anciens collègues ont dû changer de travail pour devenir livreurs de colis ou de repas. La trentaine, six ans d’expérience dans le secteur, lui aussi s’interroge sur la suite. Les ventes sont bien plus rares et le marché continue de se dégrader. Avant, il signait deux ou trois compromis par mois. Désormais, il n’en conclut guère plus d’un tous les deux ou trois mois. Sa rémunération a chuté en conséquence.

La grande carte qui recouvre le mur de l’entrée de l’agence atteste des sérieux atouts dont dispose pourtant ce nouveau quartier, à l’échelle chinoise – une vingtaine de résidences, chacune composée de plus d’une dizaine de tours d’une trentaine d’étages. Il est délimité par de verdoyantes collines qui permettent de belles balades, tout en étant proche du centre de la capitale du Shandong, et à une vingtaine de minutes seulement de la gare, avec des écoles de qualité à proximité. La ville de Jinan, 9 millions d’habitants, ne manque pas d’avantages non plus : située sur la ligne de train à grande vitesse la plus empruntée du pays, elle n’est qu’à une heure trente de Pékin et trois de Shanghaï. Elle a su conserver quelques vieilles ruelles historiques et dispose de bonnes universités.

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