
C’est avec une conférence de presse que Jean-Luc Mélenchon a décidé de répliquer à la tempête politique et médiatique qui fragilise La France insoumise (LFI) depuis quelques jours. Son mouvement est pointé du doigt pour sa proximité avec la Jeune Garde, le groupuscule antifasciste dissout en 2025 dont certains membres sont soupçonnés d’être à l’origine de la mort du jeune militant d’extrême droite Quentin Deranque, à Lyon, le 14 février.
Lundi 23 février, à La Fabrique, un lieu de réception situé dans le 10e arrondissement de Paris, à une encablure du siège de LFI, Jean-Luc Mélenchon a convoqué des rédactions triées sur le volet, ainsi que des « créateurs et influenceurs politiques ». Les « nouveaux médias », selon la terminologie du dirigeant « insoumis ».
Dans un communiqué de presse paru dans la journée de lundi, il a fait savoir qu’il souhaitait « faire œuvre utile en invitant une conférence de presse réservée aux médias numériques alternatifs ». La radio France Info, l’Agence France Presse, la chaîne TF1, le quotidien Libération ou encore l’hebdomadaire L’Express ont vu leur accréditation refusée ou laissée sans réponse. La demande du Monde est, elle, restée lettre morte.
Un casting choisi comme une manière pour Jean-Luc Mélenchon de répondre à la récente couverture médiatique pointant la responsabilité politique et morale de LFI, alors que des proches du député LFI Raphaël Arnault figurent parmi les personnes interpellées ou mises en examen. Dans son communiqué, le chef de file de LFI dit espérer « un autre format de relation » avec la presse qui « concilierait le respect mutuel et l’interrogation sans complaisance ». « Nous ne l’attendons plus de la presse des 9 milliardaires qui possèdent 90 % de ces médias de ce que nous nommons l’officialité médiatique », précise-t-il.
« Je me défends »
Dans cette conférence de presse retransmise sur YouTube et au cours de laquelle plusieurs influenceurs et créateurs de contenus sur place lui ont apporté leur « soutien », Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « le comportement médiatique » à l’égard de LFI. « On a l’impression de participer à des séances de l’Inquisition », a-t-il fustigé, avant de déclarer un peu plus tard : « Je me défends. »
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