« Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes »

| 2 905


A la morgue de Kahrizak, à Téhéran, en janvier 2025.

Alors que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, réuni en session spéciale, a voté, vendredi 23 janvier, pour prolonger la mission d’établissement des faits sur l’Iran après la répression au début du mois de janvier du mouvement de contestation, Mai Sato, la rapporteure spéciale de l’ONU, estime que la coupure d’Internet dans le pays a dissimulé l’ampleur réelle des tueries.

Le bilan de la répression des manifestations pourrait se chiffrer à des milliers de morts, de quels éléments disposez-vous ?

S’il y a des divergences sur le nombre de personnes qui ont perdu la vie, cela est dû à la coupure d’Internet et des communications dans le pays. Selon les autorités iraniennes, le nombre de morts s’élève à un peu plus de 3 000 incluant les membres des forces de sécurité.

Je reçois beaucoup de chiffres provenant de diverses organisations. Certaines sont des ONG qui font preuve de prudence dans leurs estimations, car elles peuvent avoir une règle selon laquelle elles doivent obtenir une vérification de deux sources avant de confirmer un décès. Il y a d’autres rapports et témoignages : à l’image de ceux que nous recueillons auprès des médecins qui voient les corps arriver dans les hôpitaux, les responsables des morgues. Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes.

Il vous reste 81.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link