En Syrie, des détenus en fuite témoignent du chaos provoqué par le départ des forces kurdes

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Ahmed Hussein (nom d'emprunt), 25 ans, dont le crâne a été blessé par des coups durant des séances de torture en détention, désormais chez des proches dans le nord-est de la Syrie, le 24 janvier 2026.

Assis en cercle dans le jardin de la maison de la famille Hussein (un nom d’emprunt), dans un village de la province de Deir ez-Zor, voisins et proches sont venus voir un revenant. Après six ans de détention à la prison d’Al-Kam Al-Sini, en lisière d’Al-Chaddadeh, dans la province de Hassaké, Ahmed Hussein, 25 ans, s’est échappé, le 18 janvier. Le jeune homme a profité de la confusion qui a entouré le retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) de la prison, devant l’avancée des forces gouvernementales, aidées par le soulèvement de tribus arabes locales.

L’homme n’en revient pas d’avoir survécu à l’enfer carcéral qu’était la prison d’Al-Kam Al-Sini. Dans un rapport publié en 2024, l’organisation Amnesty International avait documenté de nombreux cas de torture, de mauvais traitements et de maladies dans cette prison administrée par les FDS dans le Nord-Est syrien. « Là-bas, je ne pensais qu’à la mort. J’étais convaincu que j’y mourrais à petit feu, dit-il. On a été torturés avec des barres de métal. J’en garde une cicatrice sur le crâne. Ils m’ont cassé le nez avec la crosse d’une kalachnikov. Ils nous attachaient les mains à une voiture et nous traînaient derrière. »

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