En RDC, Goma, une ville sous le joug du M23, dont la population est en grande difficulté

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Une boutique proposant des services bancaires en ligne et de paiement mobile, après la fermeture des banques consécutive à la prise de contrôle de Goma par les rebelles du M23. A Goma (République démocratique du Congo), le 22 janvier 2026.

Le drapeau de la République démocratique du Congo (RDC) flotte toujours dans la ville conquise le 28 janvier 2025 par les insurgés de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23, soutenu par le Rwanda). Passé le poste -frontière séparant la ville rwandaise de Gysenyi et Goma, la capitale du Nord-Kivu, tout paraît étrangement fluide. Les minibus jaunes font le plein de passagers le long des rues bondées et des nuées de taxis motos filent, quelquefois à contresens, ignorant les policiers en gilet jaune siglé « AFC/M23 » ou « police révolutionnaire » qui tentent de réguler la circulation.

« C’est la troisième fois que Goma est sous administration d’une force rebelle, la ville est résiliente », constate une source humanitaire sous le sceau de l’anonymat. Mais, « sous l’apparence de normalité, il y a beaucoup de souffrance ici. Beaucoup de ce qui faisait la vie de la cité a disparu », précise un autre travailleur humanitaire, qui refuse lui aussi de donner son nom car « ici, plus qu’ailleurs, il y a des choses qu’on ne peut pas dire ».

Un an après l’entrée des troupes du M23, les traumatismes liés aux combats – passés ou toujours en cours à quelques dizaines de kilomètres de la ville – hantent les esprits. Et, malgré la reprise de l’activité, la fermeture des banques, décidée par Kinshasa après la prise de la ville par les insurgés et étendue, depuis, à toute la zone administrée par l’AFC/M23, continue de plomber le quotidien.

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