En Grèce, après la condamnation de responsables de la société d’un logiciel espion, la probable ouverture d’une enquête pour espionnage

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Absent lors du verdict, l’homme d’affaires israélien Tal Dilian, qui a commercialisé le logiciel Predator en Grèce, chez lui à Limassol (Chypre), le 22 avril 2020.

« Ce tribunal a sauvé l’honneur de la justice grecque », s’est félicité, jeudi 26 février, en sortant de la cour pénale d’Athènes, Christos Spirtzis, ancien ministre des transports sous le gouvernement Syriza, qui avait été ciblé par le logiciel espion Predator.

Quatre ans après l’éclatement de l’affaire des écoutes téléphoniques illégales qui a ébranlé le gouvernement conservateur au pouvoir, quatre responsables de l’entreprise Intellexa ayant commercialisé Predator en Grèce ont été condamnés à huit ans de prison pour « violation du secret des communications téléphoniques », « intervention dans un système d’archivage de données à caractère personnel de manière répétée » et « accès illégal à des données ».

Parmi les accusés se trouvait l’Israélien Tal Dilian, fondateur de la société et ancien militaire, absent lors du verdict, qui fait également l’objet de sanctions aux Etats-Unis depuis 2023. Les quatre responsables grecs et israéliens ont bénéficié d’une loi favorable de 2019 qui a déclassé de crime à délit l’infraction de violation de la confidentialité des communications.

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