En Espagne, la gauche radicale cherche l’unité face à la poussée de l’extrême droite

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Des affiches de campagne pour les élections européennes des partis espagnols PSOE, Sumar, Vox, Podemos et ÖV, à Ronda (Espagne), le 3 juin 2024.

A Madrid, le 21 février, dans les salons du Cercle des beaux-arts, près de 600 personnes ont assisté au lancement d’une nouvelle tentative de recomposition de la gauche radicale espagnole. Alors que les sondages confirment la montée en puissance de la droite, en particulier de l’extrême droite, et que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du premier ministre, Pedro Sanchez, montre des signes d’usure, quatre formations ont annoncé la création d’une alliance, dans l’espoir de rallier d’autres forces du même courant.

Il s’agit de Sumar, membre de la coalition gouvernementale, d’Izquierda Unida, héritière de l’ancien Parti communiste, de Mas Madrid et de la formation catalane Comuns. Ensemble, elles ont appelé à la mobilisation de l’électorat progressiste pour « faire face à l’extrême droite dans la bataille la plus importante de ce siècle » et empêcher l’Espagne de « revenir à un bipartisme stérile ». Pas de programme encore mais une ambition : unir les forces dans un pays où le système électoral pénalise les petites formations et « maximiser les sièges » grâce à un « travail très minutieux », a expliqué le ministre de la culture et porte-parole de Sumar, Ernest Urtasun.

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