En ciblant le Venezuela, Donald Trump frappe aussi les intérêts de la Chine

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Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et le représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires latino-américaines, Qiu Xiaoqi, au palais Miraflores, à Caracas, au Venezuela, le 2 janvier 2026.

Le représentant spécial de la Chine pour l’Amérique latine, Qiu Xiaoqi, diplomate expérimenté et ancien ambassadeur dans la région, était en déplacement à Caracas à la tête d’une délégation chinoise, vendredi 2 janvier. Cet après-midi-là, il a eu des échanges amicaux avec le président vénézuélien, chacun remettant à l’autre des cadeaux avec le sourire. Sur son compte Instagram, Nicolas Maduro saluait aussitôt ses liens forts avec la Chine alors que la pression des Etats-Unis ne cessait de monter : « A toute épreuve et par tout temps ! » Quelques heures plus tard seulement, il était enlevé par les forces américaines, sans que l’on sache si les envoyés chinois avaient même quitté Caracas.

L’opération, annoncée fièrement par Donald Trump, constitue un revers pour la Chine, qui avait fait du pouvoir vénézuélien un ami dans le combat contre les Etats-Unis et un partenaire économique malgré ses défaillances. « Aucun pays ne peut agir comme s’il était le gendarme du monde ou le juge international », a dénoncé dimanche le ministre des affaires étrangères, Wang Yi, après que la diplomatie chinoise a déjà dit toute son opposition samedi au « comportement hégémonique des Etats-Unis ».

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