Donald Trump menace d’arrêter le commerce avec l’Espagne, après que celle-ci a refusé à l’aviation américaine l’accès à des bases militaires

| 2,877


Le président américain, Donald Trump, à la Maison Blanche, le 2 mars 2026.

Le président américain, Donald Trump, a menacé, mardi 3 mars, de « cesser tout commerce avec l’Espagne », reprochant au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez de refuser à l’aviation américaine l’accès à des bases militaires situées en Andalousie, dans le cadre de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.

« Nous ne voulons pas entendre parler de l’Espagne », a affirmé le président américain depuis la Maison Blanche, où il reçoit le dirigeant d’un autre pays européen, le chancelier allemand Friedrich Merz. « L’Espagne a été terrible », a-t-il dit. « C’est le seul pays de l’OTAN qui n’a pas accepté de consacrer 5 % » de son PIB à des dépenses en matière de défense, comme le veut le nouvel objectif de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) poussé par Washington, a-t-il aussi rappelé. « L’Espagne a été très, très peu coopérative », a encore regretté Donald Trump.

Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a réagi aux propos du président américain en assurant que l’Espagne était « un partenaire commercial fiable pour 195 pays dans le monde », dont les Etats-Unis.

« Si l’administration américaine souhaite revoir [sa relation commerciale avec l’Espagne], elle devra le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, de la légalité internationale et des accords bilatéraux entre l’Union européenne et les Etats-Unis », précise ce communiqué. « Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d’éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement », est-il aussi écrit.

Lors d’une conférence de presse donnée plus tôt dans la journée, le ministre des affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, a affirmé n’avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain, ni aucune demande » au sujet des bases militaires de Rota et Moron. « Nous n’avons reçu aucune plainte », a-t-il insisté. « Les bases que nous utilisons conjointement avec les Etats-Unis sont des bases sous souveraineté espagnole », a rappelé le ministre.

Le Monde avec AFP



Source link