De l’addiction au trafic de drogue, histoire d’un réseau « entre amis » sur le bassin d’Arcachon

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« On va au cabinet, on sera tranquilles. » Celui qui parle, Thomas R., est ostéopathe dans le bassin d’Arcachon (Gironde) : la trentaine, marié, deux enfants, une maison coquette. Sa note est presque parfaite sur Google, il honore les rendez-vous pris par ses patients sur Doctolib. Mais son cabinet, finit-il par avouer au brigadier-chef qui l’interrogeait en garde à vue, fin janvier, était également un lieu de « transactions ». Entre deux consultations, l’ostéopathe y vendait de la cocaïne, notamment à « Caro », qui habite à côté. « C’était plus pratique. » Le brigadier-chef note, mais il le savait déjà. L’ostéopathe, qui avait également lancé, un temps, une start-up, a été placé sur écoute dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants.

L’ostéopathe raconte sa chute au brigadier. Ses problèmes conjugaux, le retour de son addiction fin 2023, sa consommation de cocaïne devenue quotidienne, ses comptes bancaires vidés… Et les dettes qui s’accumulent. « Donc, quoi faire de mieux ? », lâche-t-il au policier, avant de résumer au juge d’instruction lors de son interrogatoire de première comparution, le 30 janvier : « J’ai arrêté la start-up et je me suis retourné vers les stups. » Il est mis en examen pour trafic dans la foulée. Comme une dizaine d’autres personnes dans le cadre de deux informations judiciaires.

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