Dans le Nord, un policier mis en examen après la mort d’un homme armé d’un couteau

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Un policier municipal de Valenciennes (Nord) a été mis en examen pour homicide volontaire après la mort, par balles, d’un trentenaire qui l’avait blessé avec un couteau, selon un communiqué du parquet de Valenciennes transmis dimanche 22 février à l’Agence France-Presse (AFP).

Placé en garde à vue mercredi, le policier municipal a été présenté samedi à un juge d’instruction « qui a procédé à sa mise en examen du chef d’homicide volontaire, écartant l’état de légitime défense », souligne le parquet dans son communiqué, confirmant une information de la radio Ici Nord.

Le policier municipal, qui encourt pour ces faits trente ans de réclusion criminelle, a été placé sous contrôle judiciaire, une décision non conforme aux réquisitions du parquet, qui dit se réserver la possibilité de faire appel.

La victime, âgée de 31 ans, a été tuée à son domicile mercredi soir. Les policiers, intervenus après l’appel d’une voisine qui l’entendait crier « Appelez la police », ont trouvé le trentenaire criant « Au secours » dans un appartement « en désordre », selon le communiqué du parquet.

Quatre blessures relevées par l’autopsie

Les policiers lui ont alors intimé l’ordre « de se mettre au sol » puis, voyant qu’il ne s’exécutait pas, l’ont maîtrisé au sol « avec la volonté déclarée de le sécuriser au regard de son comportement » et de permettre sa prise en charge par les pompiers, toujours selon le communiqué.

Armé d’un couteau, le trentenaire a alors blessé à la main l’un des policiers municipaux et a semblé « tenter d’asséner d’autres coups », ajoute le parquet. Le policier blessé, « estimant l’effectif de police municipale en situation de danger », a alors fait usage de son arme de service à plusieurs reprises. La victime est morte dans les minutes suivantes, malgré l’intervention des pompiers.

L’autopsie pratiquée vendredi a permis de déterminer que le trentenaire était mort d’une « hémorragie interne thoracique consécutive à trois blessures par arme à feu relevées au niveau de l’omoplate gauche ainsi qu’à une autre blessure relevée au niveau du biceps droit », précise le parquet.

L’information judiciaire visera notamment à préciser quelle était l’état « de santé mentale » de la victime, qui vivait seule et « n’était pas connue des [services] de police », selon le parquet.

Le Monde avec AFP



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