Au Brésil, le président Lula freine les espoirs de Jair Bolsonaro, son prédécesseur, de voir sa peine réduite

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Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien, au palais du Planalto, à Brasilia, le 8 janvier.

Au palais du Planalto, à Brasilia, la commémoration, en 2026, de la tentative de coup d’Etat du 8 janvier 2023 a pris des allures de campagne électorale. Après avoir prononcé un discours célébrant la victoire de la démocratie sur les émeutiers qui avaient contesté sa victoire à l’élection présidentielle d’octobre 2022, le président Luiz Inacio Lula da Silva a profité de ce moment symbolique pour signer un document très attendu : son veto à la loi de « dosimétrie ».

Ce texte, adopté par le Congrès et le Sénat en décembre 2025, visait à alléger les peines des 1 399 personnes condamnées par la justice pour leur participation à l’insurrection dans la capitale, parmi lesquelles figure l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), qui purge depuis le 22 novembre une peine de vingt-sept ans de prison. A la fin de la cérémonie, des centaines de partisans amassés devant le palais ont salué la décision de Lula, qui a déjà annoncé sa candidature à la présidentielle d’octobre 2026. « Pas d’amnistie ! », ont-ils scandé, tout en agitant des drapeaux brésiliens.

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