Wednesday, February 18FRANCE

Alain Orsoni ou l’enfer corse

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En novembre 2012, Alain Orsoni se défend dans "Le Grand Journal", sur Canal+, d'être mêlé à la vague d'assassinats qui touchent des membres de son entourage.

Nous republions cet article de décembre 2012 après la mort d’Alain Orsoni, le 12 janvier 2026. L’ancien dirigeant nationaliste corse a été abattu sur l’île lors des obsèques de sa mère, a appris Le Monde de source judiciaire. Il avait 71 ans.

Alain Orsoni au « Grand Journal » ! Quand les téléspectateurs l’ont vu apparaître sur leur petit écran, ils ont d’abord cru, avant qu’on ne donne son nom, qu’Ali Baddou recevait ce 16 novembre un acteur de cinéma. Ils n’avaient pas tout à fait tort. On l’ignore, mais le patron de l’ACA, le club de foot d’Ajaccio, a remporté le prix du « meilleur sosie d’Yves Montand » décerné par les commentateurs d’Eurosport. Il fronce les sourcils, plisse ses yeux brillants, joue des fossettes et de ce chuintement si craquant du « papet » qui charment aussi bien les hommes que les femmes. Mais dès qu’il a été question des « profondeurs noires de la Corse », dixit Jean-Michel Aphatie, de voyous, d’enterrements, d’une nouvelle victime d’un règlement de comptes tombée deux soirs plus tôt à Ajaccio, le public du « Grand Journal » a compris qu’Alain Orsoni était corse et que c’était sa vie qui était un film. Un polar.

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