
« Je suis victime d’une barbouzerie inédite. » C’est ce qu’a déclaré, vendredi 6 mars, Christian Estrosi, candidat (Horizons) à sa réélection à la mairie de Nice, alors qu’une rocambolesque affaire bouscule une campagne municipale tendue. Le scrutin l’oppose notamment à son éternel rival, Eric Ciotti, ancien du parti Les Républicains devenu président de l’Union des droites pour la République, allié au Rassemblement national.
Le 27 février, alors qu’il rentre à son domicile avec sa compagne, Christian Estrosi découvre une tête de porc coupée en deux, accompagnée d’une de ses affiches de campagne, marquée d’une étoile de David et du mot « connard », accrochée à l’entrée de sa résidence. Le maire de Nice est connu pour son fervent soutien à Israël. Une enquête est ouverte.
Deux hommes de nationalité tunisienne ont été interpellés vendredi 6 mars au soir dans ce dossier. Placés en garde à vue, ils ont été mis en examen pour « violences aggravées envers un élu public », « provocation publique à la haine ou à la violence », et placés en détention provisoire, a annoncé vendredi soir le procureur de Nice, Damien Martinelli. Deux, voire trois complices sont encore recherchés, selon une source proche du dossier. Signe que l’affaire est prise au sérieux par la justice, une information judiciaire a été ouverte et confiée à deux juges d’instruction.
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