« Dubaï, ville spectacle et ville monde, est rattrapée par la géopolitique »

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Cette image satellite, fournie par Planet Labs PBC le 2 mars 2026, montre une frappe proche de l’île artificielle de Palm Jumeirah à Dubai.

Roman Stadnicki est géographe, enseignant-chercheur à l’université de Tours. Spécialiste du paysage urbain du Golfe, il a publié en février Au-delà de Dubaï. Projeter et produire la ville moderne dans le monde arabe (L’Aube, 368 pages, 25 euros). Il a aussi codirigé L’Abécédaire de la ville au Maghreb et au Moyen-Orient (Presses universitaires François-Rabelais, 2020), un ouvrage collectif. Il explique au Monde pourquoi les frappes iraniennes sur les cités-Etats de la péninsule arabique ont un impact symbolique important, même si les dégâts humains et matériels qu’elles ont causés sont pour l’instant limités.

Quel est l’impact des frappes iraniennes sur les micromonarchies du Golfe ?

Si les Iraniens s’étaient contentés de cibler les bases militaires étrangères, principalement américaines, qui sont implantées sur leur territoire et disposent d’une forme d’extraterritorialité, cela n’aurait pas été trop préoccupant pour ces principautés. Mais il y a eu des dégâts au-delà de ces périmètres. A Dubaï, un feu s’est déclaré samedi 28 février au pied de Burj Al-Arab, à la suite de l’interception en vol d’un projectile iranien et à la chute de débris. Burj Al-Arab, célèbre pour sa structure en forme de voile, est l’hôtel de tous les superlatifs. Il a longtemps été l’établissement le plus cher au monde, avec ses 7 étoiles. Il figure sur tous les produits dérivés du marketing territorial de Dubaï.

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