
« Il s’agit actuellement de notre missile le plus performant », disait, en août 2025, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, peu après la diffusion des premières images de ce que Kiev présente comme un pur produit de son industrie de défense.
Sur le papier, le missile de croisière FP-5 Flamingo fait effectivement figure d’arme la plus redoutable au sein du maigre arsenal national à même de menacer la Russie en profondeur. Avec une portée de 3 000 kilomètres et une ogive de plus d’une tonne, il surclasse même le très convoité Tomahawk américain, moitié moins performant sur les deux tableaux, ce qui lui permet, a priori, d’atteindre la quasi-totalité des usines d’armement et des sites pétroliers russes, les deux piliers de l’effort de guerre de la Fédération.
L’armée et les forces spéciales ukrainiennes comptaient jusqu’ici sur leurs drones à long rayon d’action. Leur usage porte régulièrement ses fruits, mais les quelques dizaines de kilos d’explosifs qu’ils emportent ne leur permettent pas d’infliger des dégâts irréparables et de peser durablement sur les capacités de production russes.
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