Wednesday, February 25FRANCE

Une compagnie aérienne burkinabée, dernier avatar du pont aérien des Emirats vers la Corne de l’Afrique

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Un Illiouchine Il-76, modèle d’avion acheté plus tard par la compagnie Batot Air, vu ici à l’aéroport de Port-Soudan, le 5 mai 2023.

Ce nouveau venu dans le monde de l’aviation en Afrique se fait le plus discret possible. Si Batot Air s’est enregistrée en août 2024 au Burkina Faso, les quatre gros-porteurs de la compagnie ne volent que depuis novembre 2025. Les avions-cargos de marque Iliouchine et Antonov qui constituent sa flotte n’ont d’ailleurs jamais approché, ni stationné sur le tarmac de l’aéroport de Ougadougou. Au lieu de ça, ils enchaînent les allers-retours depuis les Emirats arabes unis (EAU) vers la Corne de l’Afrique, en particulier l’Ethiopie et le Tchad.

Ce ballet aérien est en tout point similaire au pont logistique organisé depuis des années par la puissance du Golfe vers ses alliés en Afrique de l’Est, et dont les premiers bénéficiaires sont aujourd’hui les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohammed Hamdan Daglo dit « Hemetti », les paramilitaires engagés dans la guerre du Soudan depuis 2023. Cette logistique a été documentée par les rapports d’experts de l’ONU, qui observaient dès 2024 « une forte rotation d’avions-cargos en provenance de l’aéroport international d’Abou Dhabi » vers le Soudan et les pays voisins.

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