
LETTRE DE PÉKIN
Un soir, fin janvier 2026, les deux amies ont embarqué sur un vol au départ d’Harbin, dans l’extrême nord de la Chine, près de la frontière russe, à destination de Shanghaï, dernière brève étape avant leur retour à Taipei. Les deux étudiantes taïwanaises venaient de passer une dizaine de jours en République populaire et en repartaient avec une impression plutôt positive.
« Sur certains aspects, ils sont plus modernes que nous, comme avec ces robots dans les hôtels qui montent dans l’ascenseur et parcourent les couloirs jusqu’aux chambres pour déposer les plats laissés à la réception par les livreurs quand on commande à dîner sur Internet », s’étonnait Mei, 21 ans, assise à côté de Lian, 22 ans. Les deux femmes ont utilisé des pseudonymes pour évoquer ce sujet sensible chez elles à Taïwan et ne pas froisser les autorités chinoises qui les ont accueillies.
Les deux jeunes filles sont parties en s’inscrivant auprès d’une association qui organise des voyages pour jeunes taïwanais de l’autre côté du détroit. Le coût est minime. Elles n’ont eu à payer de leur poche que le billet d’avion aller-retour, ce qui ne représenta pas une dépense importante au vu de la proximité géographique de la Chine, et un frais d’inscription équivalent à 100 euros. Ensuite, une fois en Chine, tout est inclus : les vols ou les billets de train à grande vitesse pour les trajets à l’intérieur du pays, les restaurants, les chambres d’hôtels, les visites touristiques…
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