Au Liban, le président Joseph Aoun condamne les bombardements israéliens qui ont fait 12 morts

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Le village d’Ali El-Nahri, dans la plaine de la Bekaa (Liban), suite à des frappes israéliennes, le 21 février 2026.

Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné, samedi 21 février, les bombardements israéliens de la veille, qui ont fait 12 morts. Il a dénoncé dans un communiqué « une agression flagrante visant à mettre à mal les efforts diplomatiques » du Liban et de « pays amis » en faveur de « la stabilité et de l’arrêt des hostilités israéliennes contre le Liban ».

Dix personnes ont été tuées vendredi dans la plaine orientale de la Bekaa et deux autres dans le camp palestinien d’Aïn El-Héloué, dans le Sud, selon le ministère de la santé.

L’armée israélienne dit avoir visé des « centres de commandement » du Hezbollah et du Hamas palestinien. Selon un responsable du mouvement cité par l’Agence France-Presse, huit membres du Hezbollah, figurent parmi les victimes.

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Plus de 370 morts depuis l’annonce du cessez-le-feu

Les bombardements israéliens sont réguliers au Liban, en dépit de l’annonce d’un cessez-le-feu. L’armée israélienne les justifie en accusant le mouvement pro-iranien de se réarmer et dit viser également le Hamas. Plus de 370 personnes ont été tuées dans des raids israéliens au Liban depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon un bilan de l’AFP fondé sur les données des autorités libanaises.

Le député du Hezbollah Rami Abou Hamdane a déclaré samedi que le mouvement « n’acceptera pas que les autorités se comportent en simples analystes politiques, faisant peu de cas de frappes israéliennes auxquelles nous sommes habitués ». Il a appelé le gouvernement à suspendre les réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu, où siègent les Etats-Unis, la France, le Liban, Israël et les Nations unies, « jusqu’à ce que l’ennemi cesse ses attaques ». Il est prévu que le comité se réunisse la semaine prochaine.

Le gouvernement libanais a annoncé, en début de semaine, que l’armée disposerait d’une période de quatre mois renouvelable pour mettre en œuvre la deuxième phase de son plan de désarmement du Hezbollah, sorti très affaibli en novembre 2024 d’un an de conflit avec Israël. Les autorités israéliennes jugent les progrès réalisés insuffisants.

Le Monde avec AFP



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