
Si l’objectif des taxes imposées par Donald Trump sur les importations américaines était de réduire le déficit commercial, c’est manqué. Les Etats-Unis ont enregistré, en 2025, un déficit record sur les échanges de marchandises. Il a atteint 1 241 milliards de dollars (environ 1 056 milliards d’euros), en hausse de 2,1 %, selon les données publiées jeudi 19 février par le département du commerce. Alors que la Cour suprême pourrait se prononcer ces jours-ci sur la légalité de ces mesures protectionnistes prises sous le coup d’une loi d’urgence, la « libération » promise par le président américain est partie remise.
A première vue, pourtant, la hausse des droits de douane a porté ses fruits vis-à-vis de la Chine, première cause du déséquilibre jusque-là. En 2025, le déficit américain sur les achats et ventes de marchandises chinoises a reculé de 32 %, pour atteindre 202 milliards de dollars. Conséquence, c’est désormais l’Union européenne qui pèse le plus défavorablement dans la balance américaine, à 219 milliards.
Mais, en 2025, le commerce mondial a pris les allures d’un vaste jeu de bonneteau. Le recul des arrivages chinois dans les ports américains a été plus que compensé par l’afflux de puces électroniques et autres médicaments en provenance de Taïwan, du Vietnam ou du Mexique. A la fois parce que les entreprises locales ont pris le relais et parce que les firmes chinoises ont relocalisé leurs productions dans ces pays.
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