Dans les montagnes tunisiennes, l’interminable lutte contre les cellules djihadistes

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Les environs du hameau de Msila, en Tunisie, le 1er février 2026.

Les impacts de balles, les vêtements déchiquetés et les traces de sang témoignent de la violence de l’assaut lancé par les forces de l’ordre, le 22 janvier, dans le hameau de Msila, à 40 kilomètres au sud de Kasserine, dans le centre de la Tunisie. Autour d’une masure abandonnée, trois rubans jaunes posés au sol signalent l’endroit où les terroristes ont été abattus.

« Le dernier s’est fait exploser », explique Rafiq Alaoui, en pointant du doigt un mur en partie soufflé. « Ils venaient d’une même famille, de Hassi El Frid, une ville très pauvre. Ils ont choisi de se cacher à Msila car il n’y a presque plus personne qui habite ici », ajoute l’agriculteur, dont les champs font face au lieu de l’affrontement. Lui assure n’avoir jamais croisé de djihadistes dans les environs.

Frontalière avec l’Algérie, la région, l’une des plus pauvres et marginalisées du pays, est émaillée de plaines rurales et de montagnes. En 1943, ces reliefs ont servi de point d’appui défensif à l’Afrika Korps – les bataillons allemands ayant combattu dans le nord de l’Afrique durant la seconde guerre mondiale – en Tunisie, avant la reddition du corps d’armée face aux forces alliées. Une dizaine d’années plus tard, les sommets ont abrité des groupes de résistants à la colonisation, les fellagas.

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