
Chefs d’état-major, des renseignements, ministre de la défense et conseiller à la sécurité nationale. Le gratin de l’appareil sécuritaire nigérian était réuni, dimanche 8 février, au palais présidentiel d’Abuja, la capitale, pour accueillir la délégation américaine conduite par le général Dagvin R. M. Anderson, chef du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom). Convié par le chef de l’Etat, Bola Tinubu, un tel aréopage témoigne de l’importance stratégique des discussions bilatérales menées depuis novembre 2025 avec Washington pour muscler la coopération militaire face à une pression djihadiste exponentielle.
Lors d’une conférence de presse en ligne, le 3 février, l’Africom a annoncé l’envoi d’une « petite équipe » de militaires américains sur le sol nigérian. Soucieux de ne pas braquer son opinion publique, l’exécutif nigérian n’a pas communiqué sur ce déploiement, se contentant d’assurer, dans un communiqué, publié jeudi 5 février, que le renforcement de la coopération militaire avec les Etats-Unis, comme avec les autres pays, était « strictement guidé par l’intérêt national, des résultats mesurables et la protection de la souveraineté du Nigeria ».
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