
La magistrature entre dans un cycle inédit d’élections professionnelles, qui peuvent changer en profondeur le paysage syndical. A partir du 6 février et pour une semaine, les magistrats sont appelés à voter pour leurs représentants, au sein de la commission d’avancement, qui a notamment vocation à gérer l’évolution de leur carrière et le passage des grades (il y en a trois dans la vie des magistrats). Puis, en octobre ou novembre, ce seront les élections au Conseil supérieur de la magistrature et enfin aux comités sociaux d’administration, instance qui organise, notamment, le dialogue social au niveau ministériel.
Ces trois élections vont fixer, pour les quatre prochaines années, le rapport de force syndical, à un moment où tous les magistrats ont en tête le possible bras de fer qui les attend, en cas de victoire de l’extrême droite à la présidentielle de 2027.
L’élection à la commission d’avancement est doublement inédite. D’abord, ce sera la première intervenant après le changement de mode de scrutin (qui favorisait jusque-là les grands syndicats), voulu par la loi organique du 20 novembre 2023. Une petite révolution, qui est l’aboutissement d’une bataille longue et acharnée du petit syndicat Unité Magistrats-FO, décidé à se faire une place au côté des deux organisations historiques : l’Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire, et le Syndicat de la magistrature (SM), de gauche. A ces trois-là s’ajoute un nouveau venu, la CFDT-Magistrats, qui tentera d’approcher 6 %, premier seuil de représentativité.
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