Au Japon, la communauté chinoise affectée par les tensions entre Tokyo et Pékin

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Un groupe de touristes chinois, dans une rue du quartier commerçant de Ginza, à Tokyo, le 17 novembre 2025.

Les tensions sino-nippones exacerbées depuis quelques mois, ainsi que les discours xénophobes émanant notamment de la droite nationaliste, créent un climat délétère pour les Chinois du Japon. Celui-ci s’est dégradé depuis que la première ministre nationaliste, Sanae Takaichi, a déclaré, le 7 novembre 2025, qu’une crise à Taïwan représenterait une « menace existentielle » pour le Japon. En partie axée sur l’accueil et l’intégration des étrangers, la campagne pour les législatives anticipées le 8 février ne devrait pas calmer les tensions.

« Les relations entre le Japon et la Chine sont toujours compliquées », témoigne M. Bao, qui témoigne sous le couvert de l’anonymat, originaire de Mongolie-Intérieure (nord de la Chine), employé d’une agence immobilière de Tokyo et qui s’exprime, comme l’ensemble des personnes rencontrées, sous pseudonyme. Ces dernières semaines, ces tensions ont convaincu certains de ses amis à quitter le pays. Lui compte rester, tout en s’efforçant de relativiser les problèmes qu’il rencontre au quotidien. « Il m’arrive de ressentir une hostilité dans le travail. Quand je ne réponds pas correctement au téléphone à un Japonais, l’interlocuteur demande parfois, excédé : “Il n’y a pas un Japonais dans votre entreprise ?” », raconte-t-il.

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