
Le verdict est lourd et éloigne tout espoir d’une libération prochaine. Le journaliste et chroniqueur franco-tunisien Mourad Zeghidi et son collègue, l’animateur tunisien Borhen Bsaïes, ont été condamnés, jeudi 22 janvier, à trois ans et demi de prison ferme à l’issue de leur procès pour « blanchiment d’argent » et « évasion fiscale ».
La peine a été assortie d’une amende ainsi que de la confiscation de leurs avoirs financiers et des parts sociales des sociétés dont ils sont actionnaires au profit du Trésor public tunisien, selon une source judiciaire citée par l’agence Tunis Afrique Presse. Une sanction anormalement dure, souligne Ghazi Mrabet, l’avocat de Mourad Zeghidi, les poursuites reposant sur des irrégularités fiscales et non sur des flux financiers suspects.
Le journaliste franco-tunisien, réputé pour sa modération, avait été interpellé le 11 mai 2024 à son domicile, au moment même où l’attention médiatique se concentrait sur l’arrestation en direct de la chroniqueuse et avocate Sonia Dahmani, retranchée au siège de l’ordre national des avocats. Le même jour, Borhen Bsaïes, animateur de « L’Emission impossible », la matinale de la radio IFM à laquelle participaient régulièrement Mourad Zeghidi et Sonia Dahmani, avait également été arrêté, entraînant l’arrêt de l’une des émissions politiques les plus écoutées du pays.
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