La valeur de l’or atteint de nouveaux sommets après les menaces économiques de Donald Trump

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Des lingots d’or et d’argent, dans une boutique du centre-ville de Koweït, le 12 janvier 2026.

L’or s’est envolé à un nouveau record, lundi 19 janvier, porté par les menaces de Donald Trump d’imposer des droits de douane à huit pays européens qui s’opposent à sa volonté de s’emparer du Groenland, auxquels le Vieux Continent envisage de répliquer.

La France, l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni se retrouvent menacés de nouvelles surtaxes douanières de 10 % sur leurs exportations aux Etats-Unis. Les Européens préparent des contre-mesures pour répondre à ce « chantage », a dit lundi le ministre de l’économie allemand, évoquant le gel de l’accord douanier américano-européen ou encore l’entrée en vigueur de taxes sur des produits américains importés.

Valeur refuge prisée en temps d’incertitudes, l’or a grimpé lundi jusqu’à 4 690,59 dollars (soit 4 041,17 euros) pour une once (28,35 grammes), et continuait vers 11 h 10 à Paris de gagner 1,58 % par rapport à sa clôture de vendredi, à 4 668,70 dollars (soit 4 022,31 euros). L’argent a aussi touché un nouveau sommet lundi, à 94,1213 dollars (soit 81,09 euros) l’once.

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Si la menace américaine se matérialise, « cela suggère une nouvelle phase dans les guerres commerciales des Etats-Unis, où des surtaxes seraient appliquées de manière aléatoire pour permettre au président d’exercer une pression économique afin d’obtenir ce qu’il veut », « une évolution dangereuse pour l’économie mondiale », constate Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Le dollar reculait, de son côté, de 0,24 % par rapport à l’euro, à 1,1627 dollar (soit 1,00 euro), et perdait 0,52 % contre la devise helvétique, considérée comme une valeur refuge, à 0,7988 franc suisse (soit 0,86 euro) pour un dollar. Jugés plus volatils, le bitcoin ou encore les actions boursières font aussi grise mine lundi.

A ce stade, « l’ampleur de la réaction semble modeste », tempère cependant Patrick Munnelly, de Tickmill, ce qui « pourrait être en partie attribué au jour férié américain commémorant Martin Luther King » lundi, ou « refléter la difficulté qu’éprouvent les acteurs du marché à interpréter efficacement le flux d’informations erratique et imprévisible ».

Selon l’analyste, les investisseurs se méfient aussi d’un nouvel épisode du phénomène du « Taco », acronyme de « Trump Always Chickens Out », décrivant la tendance observée chez Donald Trump à revenir sur ses propres décisions.

Le Monde avec AFP



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