En Thaïlande, près du Cambodge, les habitants des zones frontalières restent sur le qui-vive malgré la trêve

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Thanaporn Rattanasongkhram, 24 ans, devant dans sa maison endommagée par un obus, dans la province de Surin (Thaïlande), le 5 janvier 2026.

Au milieu des feuilles sèches qui tapissent le sol, la tête d’un obus, intacte, allongée sur le flanc. L’engin, métallique, à l’ogive effilée, s’est écrasé dans un champ d’hévéas. Sans exploser. Un ruban de signalisation rouge, accroché aux troncs d’arbres, délimite sommairement le périmètre de sécurité. « Une équipe de déminage a sécurisé la zone, mais on doit attendre que le propriétaire du terrain donne son aval pour faire sauter l’obus retrouvé ici », indique un volontaire de Sai Taku, village thaïlandais frontalier du Cambodge, dans la province de Buriram. De retour chez eux après trois semaines d’évacuation pour fuir la reprise des combats, le 7 décembre, entre les forces thaïlandaises et cambodgiennes, certains habitants frontaliers trouvent des projectiles ou des impacts de munitions autour de leur domicile.

« Les dégâts sont généralement signalés par la population, d’autres sont découverts sur place », précise l’enquêteur. « Il faut continuer de patrouiller », abonde Wuttikrai Chingam, chef du village, qui supervise les volontaires chargés de localiser les projectiles tombés dans le secteur. Lors d’un premier épisode de confrontation armée entre la Thaïlande et le Cambodge, du 24 au 28 juillet, une vingtaine de projectiles, dit-il, ont atterri à Sai Taku, dont une roquette de BM-21 qui a traversé le toit d’une habitation avant de se planter dans le sol sans se déclencher.

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