
Tout au long de Phahonyothin, l’une des grandes artères de Bangkok, les visages souriants des candidats, accompagnés d’une promesse ou de propositions, se succèdent. Accrochées aux lampadaires, parfois aux troncs d’arbre, d’innombrables affiches colorées ont envahi l’espace public dans la capitale comme en province. A un mois du scrutin prévu le 8 février, la campagne électorale en Thaïlande est bel et bien lancée.
Les débats télévisés se multiplient. Comme celui organisé le 8 décembre, intitulé « Les femmes en politique : le pouvoir pour le changement », au cours duquel cinq candidates ont mis en avant des propositions en faveur des personnes âgées, de l’égalité des sexes, des droits LGBTQI+ et de l’amélioration de la qualité de vie des 71 millions d’habitants.
Au total, selon la Commission électorale : plus de 5 000 candidats à la députation et 94 prétendants au poste de premier ministre, issus de 57 formations politiques. Sur les 500 sièges de la Chambre basse, 400 députés seront élus dans des circonscriptions à travers le royaume, les 100 autres à la proportionnelle. Quant au premier ministre, il sera ensuite désigné par un vote des 500 députés. En Thaïlande, les partis peuvent présenter jusqu’à trois candidats.
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